Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !
Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit Toulousain gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en
auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les
nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?
Le lundi matin, c'est toujours aussi douloureux de se lever que de marcher pieds nus sur un tapis de fakir rouillé
(et plus sous garantie constructeur, tiens).
Ca, c'est ce qui n'a pas changé depuis mes années fac.
Et qui ne changera pas le prochain quart de siècle, évidemment.
Je me lève tous les matins de la semaine à 8h55, c'est à dire 10 minutes après que mon réveil ait sonné,
donc 10 minutes en retard sur le temps minimal et incompressible qu'il me faudrait pour prendre ma douche, nourrir mon chat qui tente de me tuer en se foutant dans mes jambes quand je lui verse
son miaoumiam qui sent mon arrière grand-mère, et parcourir sur mon vélo les 800 mètres qui me séparent de mon boulot.
Sans parler du fait que mon vélo ne trouve rien de mieux à faire pour me retarder un peu plus que de dérailler
lorsque le feu vient de passer au vert et qu'un bus au format char Leclerc vient de prendre juste derrière moi une accélération de formule 1.
Le lundi donc, arrivé cardiaque à mon poste de travail à 9H39 9H30 précises, ma première activité consiste
à trouver la bouilloire dans la cuisine de mon boulot, chose particulièrement difficile lorsque l'on a les yeux d'un lapin atteint de la myxomatose un lundi matin à 9H40
9H31.
… Mes collègues vont enfin comprendre pourquoi la moitié de la bouilloire est répandue sur le sol chaque
matin.
Mon café chaud, je m'installe devant mon ordinateur portable de boulot, impeccablement rangé en face de moi, ainsi
que devant ce qui fut un temps un quart de la forêt Amazonienne, et qui se présente aujourd'hui sous la forme certes moins glamour de contrats, courriers d'insultes d'avocats teigneux, bref,
plein de petites choses qu'on a pas envie de voir en sirotant son café brulant.
Raison pour laquelle je me plonge en lieu et place dans la lecture attentive de mes mails reçus le
week-end.
... Mails qui contiennent des contrats, des litanies d'injures d'avocats teigneux ET numériques, etc
...
A midi, je sors de la lecture de toute cette prose pour constater que j'ai encore oublié d'organiser mon déjeuner,
alors que la veille je m'étais invariablement juré de le rendre utile en en profitant pour entretenir mon réseau de contact.
En plus, je suis trop sur que Francois F. serait disponible, pris comme ca par surprise un lundi
midi.
L'après midi, j'épluche enfin le courrier qui fait ressembler mon bureau au pont de San Francisco lors du
tremblement de terre de 1906, et je commence à répondre aux plus urgents, voir même j'empoigne mon téléphone pour déminer de suite le terrain avec l'auteur de la missive incendiaire si je sens
qu'il est à deux doigts d'envoyer l'armée, sinon l'Otan chez nous.
Y'a des nerveux, tout de même.
Quoique théoriquement, je pourrais me permettre de quitter le boulot à 18h sans trop m’angoisser sur une
probabilité plus ou moins forte de devoir aller à court terme me faire expliquer à l’ANPE comment on rédige un CV par une andouille même pas foutue de faire la différence entre un Complément
d’objet direct et indirect (et bim, j’ai insinué le doute en vous d’un coup, là !), ce n’est qu’à 19h les yeux aussi explosés sur mon écran que s’ils avaient fait un séjour au four à
micro-ondes que je pars, histoire d’attraper ma brune à la sortie de son boulot.
Et chaque lundi à 19h, je me dis que j’aurais mieux fait de rentrer direct à la maison plutôt que passer 30
minutes à chercher l’improbable station de vélib qui ne ressemble pas au crâne de Michel Drucker.
C’est fou ce que c’est vide, une station de vélib un lundi à 19h.
Fin de journée donc pour le lundi, la brune et moi ressembleront généralement ce soir là, effondrés sur le canapé,
à 2 croutes de fromage Président dans un frigo dévasté.
Parce que j’ai évidemment oublié toute la journée d’appeler du monde pour sortir ce soir là.
un vrai petit post d'ici la fin de la journée (ceux qui me connaissent savent que généralement, après ce type d'annonce, je fais le mort pendant 3 mois), en attendant, je vous suggère de jeter un
coup d'oeil au blog de l'auteur du dessin ci-dessous, il est pas trop connu pour le moment et si cela venait à changer grâce à cette publicité que je lui fais, j'aurais ainsi un droit de préamption
sur son âme.
Ce qui m'arrange, la mienne étant quelque peu cabossée ce qui m'incite donc à en changer au plus vite.
Tiens, faut que je me renseigne s'il y'a une prime à la casse sur ce genre de trucs.
C'était cette semaine, à l'exposition organisée par la mairie de Paris pour les 50 ans du Petit Nicolas.
Merci monsieur le maire, c'était bien gentil tout ca, je tiens juste à rectifier une chose : je n'ai que 25 ans.
... Toute désaprobation bruyante d'une schizophrénie sous jacente (et d'un égocentrisme démesuré, soit) de la part de votre serviteur sera durement réprouvée.
Pour ceux qui ont suivi la polémique de ce samedi sur le documentaire tourné par France 2 dérivé de l'expérience de Milgram, et montrant que nos charmants concitoyens seraient de parfaits
tortionnaires en 2009, je rappelle que j'avais fait un article sur le sujet, il y'a de cela 1 an et demi ...
Généralement , seuls les rares couillons lycéens ayant opté pour l'incroyable
(sic) série Es ont eu l'occasion de visionner la séquence d'un film appelé I comme Icare dans laquelle apparaît
l'expérience de Milgram .
[Lire la suite]
Concrêtement, voilà pour la polémique : un producteur de documentaire a repris l'expérience de Milgram, authentique expérience menée à la fin des années 60 par un scientifique Américain et ayant
démontré que dès lors qu'il croit et respecte une autorité, monsieur tout le monde peut se transformer en un bourreau sordide.
Là ou cela fait mal : les candidats (qui ne connaissaient en rien l'expérience de Milgram, et étaient persuadés de participer à une nouvelle émission de téléréalité) ont, sous la pression des
caméras, d'une animatrice surjouant dans le sordide et de spectateurs applaudissants comme des moutons, été jusqu'à infliger des électrochocs de 320 volts (mortels), du moins, c'est ce qu'ils
croyaient, la victime étant un acteur ...
Moralité : pour la téléréalité, les gens iraient jusqu'à tuer.
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