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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand ... à Montréal !
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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Intro

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit Toulousain gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 16:19

Lorsque je vivais encore dans le cocon familial, j'avais le plaisir de partager ma chambre, à compter que l'on puisse désigner ainsi un passage sur lequel donnent 4 portes, avec mon doux daron, qui dans le cadre de son boulot de commercial, s'en servait également comme bureau.

 

J'ai fait une dizaine de crises cardiaques lorsque des matins de lendemain de cuite, mon daron rentrait à 8h tapante dans la chambre pour m'en virer et commencer à bosser.

 

... Sans parler des quelques gènes éprouvées les fois où je n'étais pas seul.

 

C'est ainsi que pour les quelques fois où mon père avait pris possession des lieux avant que je n'ai totalement émergé, il m'est arrivé de partager les joies du stress que lui insufflait son boulot, mon père ayant toujours eut pour habitude, aussi loin que je m'en souvienne, de voir dans un simple mail de service (« attention aux commerciaux de faire attention à consommer moins de papier pour imprimante ») une lettre de convocation à l'entretien préalable au licenciement.

 

J'ai connu plusieurs réveils particulièrement mouvementés lorsque j'étais dans le cocon familial, en fait.

 

(...)

 

Etant donné d'une personnalité aussi originale qu'un miroir ikéa en promotion, il se trouve que cette période de ma vie à quelque peu ... disons influé sur celle qui est mienne aujourd'hui. Exercant un travail de juriste dans une boite d'ingénieurs, et en dehors du fait qu'il soit régulièrement fait la comparaison vexante de ma situation à celle de Ted dans Scrubs (le juriste chauve et névrosé. Non, je ne suis pas chauve. Névrosé, on peut en parler), il m'arrive de me sentir « en danger » à mon poste alors que ma direction me donne à priori tous les signes possibles et imaginables que j'ai, à priori, pas spécialement à m'inquiéter, du moins pour l'instant.

 

Vous avez vu ? J'ai pas pu m'empecher de nuancer une certitude pourtant normalement établie.

Et ... oh, et merde.

 

Ainsi, et lorsque je reçois un recommandé à la maison, je ne m'imagine pas un instant que cela puisse être ma banque qui m'envoie ma nouvelle carte bleue (j'en ai usé 5 cette année, si c'est pas la preuve que je me stabilise !), et je panique immédiatement donc en imaginant ce que je vais bien pouvoir faire avec un chomage pour nourrir une brune et 2 très gros chats. 

 

J'exagère évidemment.

Ma brune ne mange pas tant que ca.

 

Je passe mon temps à guetter les signes « positifs » que peut m'envoyer ma direction, et bien que je sache garder somme toute pour masquer cette anxiété perpétuelle une contenance qui s'effondre aussi vite que l'on engouffre 3 verres de whisky coca, j'avoue que cette manière d'être me pèse un peu sur le système autant qu'un diplodocus qui vous aurait accidentellement marché sur le pied dans le métro.

 

Et qui s'excuse même pas après cela, le rustre animal.

 

Dans le fond, cette névrose continue qui me bouffe l'existence a quelque chose de bon, en ce qu'elle me pousse justement à essayer de tout faire pour que l'on ne songe même pas une traitre seconde à me virer.

 

Dans les faits, à vous qui lisez mon blog au lieu de travailler et qui risquez votre place si un DRH fait un peu d'excès de zèle en consultant vos historiques pour justifier son propre salaire :

par pitié, laissez votre futur gamin dormir le matin. Vous lui éviterez une névrose et un ulcère 30 ans plus tard (date à laquelle j'estime moi même mon futur ulcère, pour situer. La névrose, c'est pour tout de suite).

 

Et puis ca vous évitera de tombez nez à nez avec le cul de la copine de votre gamin, si j'ose ainsi m'exprimer, tiens.

 

 

 

NB : Je sais, presque 3 mois sans post. Je suis scandaleux et m'excuse humblement, mais croyez bien que je suis le premier à regretter de ne pas avoir plus d'histoires navrantes à raconter, et surtout encore moins de temps pour ce faire.

 

Ma brune, elle, s'en plaint moins, il est vrai.

 

Sinon, je rajoute à gauche un module Twitter, ou je concède si je ne risque pas de prendre la porte être beaucoup plus actif, ces futiles derniers temps ...

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 12:16
Roh, ce que le temps passe vite quand tu bosses sérieusement, c'est fou.

Je vais finir par croire que quand je publiais un post par jour, c'est que finalement, mon boss d'alors avait raison quand il disait que je foutais rien.

Bon, ben je me trouve quelques minutes incessement sous peu, et je publie un p'tit quelque chose. En attendant, je vous rappelle que la Brune fait mieux que suppléer à mon "absence" en publiant régulièrement sur son blog ... c'est ici :

mespetitsboulots.over-blog.com

... A croire que elle, elle doit pas faire grand chose non plus à son boulot ^^.
Je rigole monsieur l'employeur de ma brune, en fait elle prend sur le temps de notre couple.

Damned, elle prend sur le temps de notre couple.
Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 16:06
Non, je n'ai pas déjà abandonné mes bonnes résolutions de reprise du blog, je suis simplement à Paris et j'ai dormi en 3 jours ce que dors un astronaute insomniaque dans une centrifugeuse déréglée.

Si vous croisez un zombie dans Paris, ce n'est pas un nouveau film de Romero, mais bien moi, donc.

On en reparle dès que j'ai pioncé un peu, tiens.


NB : Ma brune et moi serons au festiblog demain, si certains trainent dans le coin ?
Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 16:02
Ma Brune ayant vécu 4 ans à Barcelone, je m'attends toujours à ce qu'elle soit aussi fiable qu'un GPS survitaminé au RedBull lorsque je tente de nous en faire sortir, la sueur au front et croyant voir dans chaque voiture qui nous double l'élément qui entrainera un engrenage à la "destination finale".

J'ai vu le dernier y'a pas longtemps, je vois depuis dans une simple fourchette innocente une machine du diable.
En fait, oubliez, je vois dans tout objet imposant un maniement quelconque une machine du diable.

Pourtant, et est-ce parce qu'elle est encore tellement attachée à cette ville qu'elle ne veut plus la quitter, la Brune bafouille, et s'enferre dans une explication irrationnelle (« je n'ai jamais conduit dans cette ville, j'en ai aucune idée, moi, de là où il faut aller ! ») qui ne trouverait qu'une pâle justification que et uniquement dans le fait que les filles sont dotées dès la naissance d'un sens de l'orientation au moins égal à la vue de Gilbert Montagné.

Mais gentleman que je suis, je ne lui fais remarquer qu'avec courtoisie et patience.

« Mais enfin ce n'est pas possible ! Tu as vécu 4 ans ici, tu devrais au moins reconnaître les quartiers ! Tu ne sers vraiment à rien là ! ».

Quand je vous disais, tiens.

Sortis de la ville donc, non sans avoir tourné à sa périphérie suffisamment pour préparer efficacement un Paris Dakar, nous prenions, pour notre petit week-end amoureux, la direction du Nord, direction Cadaquès, la jolie ville de pêcheurs de Salvador Dali, et non d'un candidat d'un diner presque parfait qui lui n'a vraiment aucune justification pour porter des moustaches parfaitement ridicules.

Et en plus, il zozote.
Non mais vraiment, ca ne fait pas sérieux.

Cadaquès, ca se situe en plein milieu, grosso modo, des Pyrénées, et ca donne donc directement sur la Méditerranée. Donc typiquement (qui a dit naïvement ?), lorsque vous arrivez de Barcelone, vous pouvez penser, joyeux drille (ou Nico, ca marche aussi) que vous êtes que ce sera aussi simple que ceci :



Ce n'est donc pas pour rien que vous vous appelez Nico (ou joyeux drille, bis), parce que dans les faits, cela ressemble plutôt à cela :



Grosso modo, en roulant au delà de 20km/heure, vous avez une chance sur une (environ, hein) de finir dans un fossé en compagnie de la marmotte Milka, en attendant qu'elle replie délicatement sur vous le papier d'alu. En revanche, à 15km/h derrière un camion roulant au Super Diesel 54, votre brune manque de vomir à chaque virage à 180°.

Vous voyez de suite le cruel dilemme, quoi.
Je viens de comprendre ce qui attirait les poissons que pêchaient les pêcheurs (c'est redondant, hein ?) à Cadaquès. La raison de la jolie couleur verdâtre de l'eau, également.

(...)

Lorsque nous trouvions l'hôtel que Brune avait réservé (sssssssch « Ma puce, je te fais entièrement confiance, tu choisis, cela ne pourra qu'être génial ... » ssssssch - Lost©), je ne pouvais m'empêcher d'afficher une mine vaguement déconfite, l'hôtel ne se trouvant pas au bord de la mer, comme je l'imaginais moi qui regarde trop de séries qui me donnent des envies de goût de luxe que mon banquier désapprouve toutefois formellement.

En gros, l'hôtel ressemblait à un Hôtel de la Gare bas de gamme, genre de Châteauroux.
C'est un exemple totalement inventé, je ne mettrais jamais les pieds à Châteauroux.

Je ne dis rien. Ne pas gâcher notre week-end en amoureux, et puis après tout, ce n'est pas grave si à 14h l'ombre tombe déjà sur l'hôtel. Ma brune s'enquit des clés à la réception, en baragouinant pour une fois un Espagnol imparfait, mais je lui accorde qu'elle était encore un peu verte de visage.

On se remet pas facilement d'un nez à nez avec les poissons.

Nous montons dans la chambre, moment que nous trouvons généralement plutôt érotique, mais qui en l'espèce, ressembla plutôt à la montée par Louis XVI d'un petit échafaudage un jour de Janvier 1793, Place de la Concorde.

La chambre était aussi joyeuse qu'une chambre d'hôpital désaffecté de none religieuse centenaire.

Mais, gentleman et diplomate, point me viens à l'idée d'en faire le reproche à ma brune, qui a « forcément choisi ce qu'il y'avait de mieux. »

...

« Ben écoute, c'est juste sinistre ... » , j'ai dit.

Ok, pour la diplomatie, on en reparlera

(...)

J'ai passé environ 15 minutes d'hystérie à me taper la tête contre ma 306, quand après trente minutes d'hésitations à rendre ou pas rendre la chambre, de sorties/retours piteux pour enfin se décider à revenir à la réception et rendre les clés, d'un regard méchant de la réceptionniste qui a visiblement hésité à lâcher sa meute secrète bull-terrier, bref, quand après tout cela, je me suis rendu compte que j'avais ... oublié les clés de la voiture.

Dans la chambre.


Non, ceci n'est pas le dernier fond d'écran de desirs d'avenir.
Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 19:29
 Jusqu’à mes 20 ans révolus, j’ai porté des chaussures certes tout ce qu’il y’a de plus normal, mais justement, qui étaient tellement normales que l’on se serait plus attendu à les voir aux pieds d’un Septuagénaire particulièrement arrière-gardiste, qu’aux pieds d’un étudiant jeune et frais, rebelle mais pas trop.

Ok, les mocassins bien cirés de la veille par mon père, c’était pas trop « rebelle attitude », en fait.

Ce n’est qu’à mes 21 ans, un jour de révolte contre l’ordre établi (j’avais du prendre une amende pour non port de casque et conduite dangereuse de Scooter plus tôt dans la journée), je m’en étais pris avec véhémence contre mes chaussures, et paf, d’un coup, j’avais fait carboniser idées reçues et carte bleue en m’engouffrant dans la première boutique « D’jeuns » venue.

J’ai un ami qui s’est littéralement étouffé 30 secondes après m’avoir rencontré 2 jours plus tard, Vans au pied.
Les gens sont tellement réticents au changement, tiens.

Malheureusement, ne sachant me contenter de cette évolution radicale au point que Darwin aurait émis tout de même quelques réserves, j’allais l’année d’après expérimenter les tongs, qu’en 22 ans d’existence je n’avais su que mépriser, cela même quand on me faisait aimablement remarquer que les mocassins cirés sur une plage d’Espagne, ca faisait mauvais genre.

Faut-il que les gens se mêlent de ce qui ne les regarde pas, tout de même.

Des années, j’avais de honte planqué mes pieds dans des chaussures de type moonboots (en exagérant à peine, com d'hab), cela parce que les violentes crises de stress dont je suis régulièrement affligé m'amenaient à me massacrer les pieds au dessus d’une baignoire, en me les grattant au sang avec la frénésie d'un Zombie de Roméro nourri au yaourt.

Une demi-dizaine d’ex qui viennent de lire cette phrase un peu longue se disent « bon dieu, c’était donc ca ! », j’vous jure.
… Et une demi-dizaine de psys viennent de se dire qu’ils se sont tout de même pas tapé du Freud pendant 5 ans pour lire des aberrations ineptiques pareilles.

Bref, cette année là où j’expérimentais les tongs, j’abandonnais l’idée de passer mes crises de nerfs sur mes pieds, et j’allais porter fièrement tout l’Eté les tongs comme un trophée de guerre, même les fois où j’aurais pu m’abstenir, notamment un soir de pluie tropicale où je glissais royalement tous les 10 mètres au point de reculer plus qu’avancer.

Rigoureusement authentique.
J’ai tellement chuté ce soir là que j’ai du tasser d’au moins 6 bons centimètres ma colonne vertébrale.

Bon, moins authentique, mais faut bien chercher une justification à mon minable mètre 73,5 .

Sauf que. De ce qui était à l’origine une sorte de défit personnel, au moins aussi violent que grimper l’Everest à cloche pied en récitant du Sartre par cœur sans rigoler (vachement dur. De pas rigoler), très rapidement je suis arrivé à une sorte de « toc », qui fait qu’en 2009, j’ai du porter ma paire de tongs entre Avril et Septembre 2009 environ 99,99% de mon temps, nuits incluses.

Si je vous disais qu’une fois, j’ai retiré mes chaussures de villes à la sortie même du tribunal pour mettre mes tongs.
Sans pour autant enlever mon costume, évidemment, tiens.

(…)

J’ai bien essayé, pourtant, de revenir à des considérations plus raisonnables.

C’était à Dublin, que nous écumions (ou qui nous écumait, rayer la mention inutile) en bande lors d’un week-end du premier semestre, entre amis. Quand j’avais préparé mon sac, une petite voix dans ma tête, ou plutôt, celle de la brune qui venait d’hurler en me voyant y glisser subrepticement ma paire de tongs, m’avait amené à considérer que vu les températures Sibériennes régnant en maître sur l’Irlande, tout autre choix pour là bas que des chaussures « de ville » chaudes conduirait inéluctablement à une amputation sanglante et sans anesthésie des deux pieds.

… Raisonnement qui rencontra pourtant très vite ses limites, quand pour la 3ème fois de la première soirée que nous passions la-bas, je prétextais d’avoir oublié d’éteindre ma lampe de poche restée à la chambre d’hôtel (on a les prétextes qu’on peut) pour aller changer de chaussettes, celles aux pieds me donnant l’impression de marcher dans l’auge d’une porcherie condamnée pour insalubrité, cela même quand je ne marchais pas.

Je suis parti pour porter mes tongs jusqu’en Novembre.

Quand j’étais gamin, j’ai du faire un tapis perdant à un poker de bébés avec les bons gènes de mes parents, je ne vois pas d’autre explication valable.

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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