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  • : Le Petit Nicolas mais en Plus Grand ... à Montréal !
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  • : Imaginez seulement que le Petit Nicolas soit devenu Grand ... Les aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur, aujourd'hui en poste à Montréal.
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Intro

Bienvenue sur le blog du Petit Nicolas mais en Plus Grand !

Ce blog présente les navrantes aventures d'un ex étudiant en droit gaffeur et étourdi, sous la forme de petites histoires tirées de la vie réelle et tournées monstrueusement en auto-dérision. Depuis Juin 2011, le blog traite de mes nouvelles aventures au Canada et de mon installation à Montréal. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu les anciens posts pour comprendre les nouveaux, ceci étant, et si c'était par la fin du blog que tout commençait ?

Alors pour reprendre depuis le début : 31 Octobre 2005 - Halloween et moi

Bonne lecture !
Nicopoi@GrandNicolas.com
Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 16:32

C'est fou comme les choses peuvent changer en quelques années. Lorsque j'étais un brillant étudiant en droit (brillant, par ma capacité à me faire remarquer par les profs. En mal), j'avais cette faculté à sortir 5 soirs par semaine, malgré des études qui me prenaient 5h 30h par semaines et des jobs alimentaires qui m'en prenaient 25 de plus. En gros, j'estimais que vu le temps que je passais à faire des trucs barbants (grosso modo, travailler), je méritais bien de sortir un peu pour me détendre et justifier ce labeur acharné.

Le fait que je recherchais également la fille qui supporterait mon tempérament de gaffeur invétéré/tête en l'air y étant aussi pour un peu. Beaucoup.

A cette époque pas si lointaine et celui qui dit le contraire se prend mon poing dans la tronche, j'affichais sans aide aucune de café et autre guronzan qui me font faire des bonds de lapin dès potron-minet (miaow) et tenir une forme éblouissante, et bien que couché la veille avec 3g d'alcool par demi-litre de sang à 6h du matin, j'étais debout comme de juste dès 8h 9h30 pour le premier (ou presque) cour du matin.

Et comme de juste, dès 9h35, j'émettais un ronflement particulièrement sonore en plein amphi.
C'est vachement mal isolé, ces endroits là.

(…)

Entouré d'amis ayant la vexante habitude de prolonger leurs études au delà de toute décence, je me suis vite retrouvé en « décalage » (pour la lisibilité de cette phrase, j'ai du opter pour ce mot pour résumer la notion plus compliquée de bordel de merde je tiens plus la route passé 2h du mat) avec les dits-amis, capables enfin d'aligner des soirées ralongées quand après des années à les supplier tous les soirs à sortir avec moi, j'ai décidé de me ranger enfin un peu, surtout après que mon médecin m'ait indiqué que la crise cardiaque arrivait aussi au moins de 30 ans.

Probablement la seule profession dont on aimerait parfois un peu plus de langue de bois.

Effectivement, et les jeunes actifs vantés par les publicités pour Banques vous le confirmeront quand ils auront fini de sourire niaisement sur une affiche alors qu'ils viennent de s'endetter pour 25 ans pour un taudis à La Garenne sous bosquet sur Isère et y'a pas de quoi rire, dès lors que l'on commence à travailler sérieusement (sous entendu, sans ronfler dès 9h35 sur son clavier), on se retrouve assez rapidement pris d'une étrange panique quand sonnent les 1h du mat pétantes : oui, après des années à crier à tue tête en boite « ah ah ah, on aura qu'une heure pour dormir avant d'aller en cours ! Quoi ? Dormir ? Je rigole, on dormira pas ah ah ah », eh ben, on devient ses mornes et sinistres personnages qui calculent le temps de sommeil restant pour décuver chaque gramme d'alcool ingurgité et pouvoir prendre la douche réparatrice du matin, le jet d'eau dans la tronche pour se déciller les yeux.

Riez, étudiants qui lirez cette sombre prose : vous y viendrez vous aussi. Ah ah ah.

Ainsi, quand vos amis qui se la jouent Tanguy et qui continuent à étudier le moyen de retarder le plus moment d'arriver sur le marché du chomage en ingurgitant du Red-Bull light pour pas grossir mais noyé dans de la vodka frelatée vendue 180€ la bouteille dans une boite sans intérêt de Chatelet-Les Halles, vous êtes vite rattrapé par un Théorème que Pythagore me jalouserait s'il en avait la possibilité : distance de votre domicile – temps de sommeil théorique restant + fréquence des soupirs lassés de ma copine = je rentre chez moi, de toute façon la soirée n'a pas l'air d'être si drôle.

Et pour le lendemain, pas besoin de théorème, y'a une formule unique qui veut que 1° tu apprends que les autres ont passés une soirée folle dès que tu es parti 2° tu lances un regard noir de l'autre coté du lit d'ou surgit de temps à autre un ronflement sonore.

Quand ce n'est pas un pet.

Ce n'est pas pour rien que les histoires pour enfant s'arrêtent à « ils vécurent heureux » sans plus de détail.

(…)

Cependant, et si vous avez bien lu mon théorème foireux ci-dessus, il est une circonstance dans le monde où la complicité d'un crime est préférable à la vertue, et autrement dit quand j'arrête de caser du Sade pour faire cultivé -vainement-, il existe un cas où la vigueur de la jeunesse ne conduit pas à se coucher péniblement à 1h du matin quand les autres tombent sur le sosie de Bernard Minet dans la soirée : quand t'es loin de chez toi.

Loin des bases, loin du sommeil ! La difficulté pour atteindre son petit lit douillet quand il n'est pas envahi par 2 chats qui jouent à s'y positionner comme sur une grille de Morpion (je viens de comprendre l'origine de mes mals de dos : on dort très mal en Z) fait que l'on oublie ce lancinant besoin de sommeil que procure la vie active, et qu'on en redevient l'ado attardé qui se couchait à des heures au delà du raisonnable.

Et qui font qu'à un rendez-vous important le lendemain, on descendra coup sur coup 3 bouteilles d'Evian en 3 secondes devant son sérieux et médusé interlocuteur.

C'est un plaisir quasi jouissif, cela d'autant que l'on a coeur de prouver à ses potes qui vous ont trop vu rentrer lors de leurs visites dans votre ville à des heures ridicules que l'on a pas tant perdu de sa superbe.

Ce sont des moments glorieux, de hauts faits d'arme, mais il est important de ne jamais oublier de la part de ceux qui subissent ces invasions d'amis exubérants qu'il ne s'agit ni moins qu'une offensive des Ardennes, soit pas mal d'esbrouffe mais pas grand chose derrière pour assurer le roll back : l'arrivée des potes qu'on a envahis dans sa propre ville.

Ceci pour dire à mes amis qui croiraient (encore) que s'ils descendent de Paris en pensant que à 2h du matin, je serais encore à crier sur les ponts de la Garonne « non mais sérieux, vous voulez vraiment rentrer ? P'tites bites ! » que je risque de ne pas être aussi fringuant que j'ai pu potentiellement le paraître lors de nos dernières virées Parisiennes.

Sur ce je vous laisse, j'ai une partie de morpion sur le feu avec mes chats.

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 09:39

Je n'ai jamais prétendu ne pas être aussi influençable qu'un moulin à vent en zone de cataclysmes météorologiques récurrents.

En l'occurrence, lorsque je me suis rendu naïvement et les doigts de pieds en trèfle au cinéma pour voir un film récemment sorti, « d'amour et d'eau fraiche », je pensais que j'en sortirais simplement ulcéré contre le monde actuel, la boule au ventre contre les stages et la grenade dégoupillée en main contre les jobs à 3 sous.

Sauf que. La réalisatrice ayant du considérer qu'après tout, c'eut été con de pas profiter des moyens de la prod pour s'offrir des vacances avant l'heure au soleil, une partie du film est tournée dans le Languedoc-Roussilon, où les acteurs principaux du film copulent allègrement dans des petites rivières ensoleillées et perdues.

Je ne me souviens même plus si j'ai attendu que le générique de fin soit terminé pour appeler les offices de tourisme de la région et leur demander où le film avait été joué précisément, s'il vous plait.

… Ce qui était d'autant plus con qu'à 23H et des poussières, y'a que dans Zelda que tu tombes sur des indics qui se souviennent subitement que les palmes sont paumées entre les mains d'un poisson hideux au fin fond du Nord-Est de la carte.

Mes références commencent à dater, oui.

(…)

1 jour et demi plus tard.

Ma Brune et moi roulons allègrement (ce qui ne veut rien dire, c'est bien évidemment ma 306 qui roule. Enfin, qui essaye de rouler, vous avez compris l'idée) vers le Languedoc-Roussillon, bien décidé(e)s :
-    elle, à bronzer au soleil pour une petite après-midi romantique et tout et tout;
-    moi, à prouver que y'a pas besoin de s'appeler Pio Marmai et d'avoir les cheveux faussement rebelles pour s'envoyer en l'air dans une rivière au soleil, ah mais.

Passés les 30 premiers kilomètres roulés à 30 km/heure, ce qui n'est pas pour me mettre de meilleure humeur qu'un présidentiable faisant la une du Canard Enchainé, nous arrivons à Carcassonne, où nous quittons l'autoroute pour une jolie petite route de campagne à peine vallonnée. A tel point que dans un moment d'incons... de bonne humeur retrouvée, je propose à ma brune de reconduire, ce qu'elle dédaigne faire non sans avoir le visage qui se teinte d'une jolie petite couleur type Casper, le gentil fantôme.

Ce en quoi je ne manquerais pas de l'imiter, lorsque glosant sur la facilité avec laquelle ma brune aurait pu s'acquitter de cette tache, je devais monter sur les freins au détour d'un virage à 360° en descente hardcore longeant un abime aussi sans fin que l'affaire Woerth.

On se fait des frayeurs, parfois, comme ca.

Nous arrivons donc soulagés au village de Lagrasse, que ma douce môman nous avait chaudement recommandé, bien que la perspective même d'un « village » ne m'enthousiasmait moyen, parce que dans le film, ils étaient au bord d'une rivière mais pas dans un village, eux.

Très influençable, vous dis-je.

Nous garons la voiture, et entamons la recherche de la petite rivière, en parcourant des rues désertes, en nonobstant bien sur la myriades de touristes dont la tenue vestimentaire aurait été plus adéquate au milieu d'EuroDisney ou du Parc Astérix. Au choix.
Sinon, la rivière, nous la trouvons, vachement jolie, et tout et tout. Mais étant donné la présence d'une marmaille de marmots (le pléonasme, c'est pour faire bien imagé. Ce serait con que vous situez pas le décor), nous décidons de suivre un chemin qui longe la rivière, jusqu'à arriver 3km plus loin à un endroit drôlement isolé, et qui aurait pu être le comble du romantisme.

Oui, très clairement, ca aurait pu être chouette si ca n'avait pas été méchamment à l'ombre, et si la tempête de 99 n'y avait élu domicile.

Lorsqu'il commença à menacer de neiger, nous émigrions au soleil. Donc avec les marmots, les chiens qui font wouf, les mamans qui braillent, le bonheur, quoi.

Adieu veaux, vaches, couvées et rapports sexuels au milieu d'une rivière du Languedoc, pour résumer.

(…)

J'en étais encore à réfléchir à la lettre d'insulte que j'allais écrire à la réalisatrice pour mettre comme ca sous le nez des gens des fantas... rêves inaccessibles sans donner le lien sur Google Map, lorsque à la sortie d'un virage, un excès de soleil couchant dans mon pare-insectes (oui, un pare-brise aussi couvert d'insectes écrasés, je vois pas d'autre appellation possible) nous envoyait tout droit, où plutôt la 306, dans un fossé dont un viticulteur hilare allait nous sortir au tracteur, pendant que je maugréais sur cette chienne de vie, et tout ca.

Le romantisme, c'est plus ce que c'était.

 

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Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 11:02

Etant donné que je travaille pour une plateforme de blogs, et que je nourris une passion aussi dévorante pour les blogs que le loup pour la chèvre de Monsieur Seguin, j'en vois passer régulièrement des exceptionnels, qui remplacent très vite des anciens tout aussi géniaux mais il faut bien le dire un peu vieillissants.

 

Genre, le blogueur écrivait tous les jours au début, mais depuis quelques mois, il n'écrit plus qu'à la Saint Glin-Glin.

Toute ressemblance avec un blogueur rodant sur ces pages étant le résultat d'un hasard des plus déconcertant.

 

Aussi, j'ai trouvé un petit logiciel assez magique, Feedreader, qui permet d'y ajouter tous les blogs sympas qu'on voit passer, et d'être averti sitôt que l'un de ces blogs a accouché d'un merveilleux petit post, de manière beaucoup plus pratique que sur Netvibes ou autre service en ligne.

 

Donc, pour télécharger ce logiciel, c'est ici (beh cliquez, quoi !) .


Et sinon, pour savoir quels sont les blogs qui font vibrer un Nicolas plus qu'un Gaffophone ne fait trembler sur ses bases les éditions Dupuis, téléchargez ce fichier à ouvrir ensuite dans Feedreader.

 

J'attends vos retours, et éventuelles suggestions !

 

Le Petit Nicolas (qui se fait un peu vieux, tout de même)

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 09:00

Avec ma Brune, nous sommes devenus des fans du covoiturage. Ça nous est venu alors que je brulais dans la cheminée la dernière lettre de menace de mort envoyée par mon banquier, écrite maladroitement à partir de lettres coupées dans des magasines : "Si tu ne renfloues pas ton compte, je te tue".

Comme si j'allais pas le reconnaitre. Tsss.

Dès lors, le covoiturage, solution vachement simple pour continuer nos allers-retours exorbitants pour Barcelone (nous y allons une fois par mois, un week-end), nous permet de rencontrer régulièrement des gens sympas (par sécurité, j'indique systématiquement dans les annonces que je publie que je refuse les psychopathes, cannibales et banquiers) avec qui nous bénéficions de 4h de causette privilégiée dans le sens Toulouse - Barcelone, et de 8h57 dans le sens du retour.

Pas à dire, l'Autoroute Narbonne-Toulouse un dimanche soir devrait être rebaptisée l'A666.

Pour reconnaitre les gens qui doivent faire du covoiturage avec toi sur la place où tu leur a donné rendez-vous, c'est assez facile : il suffit de chercher les types qui un sac à dos au pied, jettent des regards désespérés dans toutes les directions, genre "putain mais il arrive quand cet enculé".

Il faudrait que je songe à soigner un peu plus le langage sur ce blog.
Indubitablement, y'a du laisser-aller.

Je me présente, genre "ah ah c'est moi qui vous amène à Barcelone, au fait vous êtes assurés tout risque genre décollage de 306-crashtest en conditions réelles-gardeàvue par policiers espagnols peu coopératifs ?", et une fois que mes passagers ont changé de couleur de visage, je les fait grimper dans ma petite 306 rouge.

Et ceux qui me prenaient pas au sérieux paniquent en voyant la portière blanche.

Au début, quand j'ai commencé le covoiturage, j'étais vachement stressé. Genre, j'avais l'impression d'être un taxi dans lequel les passagers allaient en permanence s'inquiéter de l'itinéraire dément que je leur faisais prendre, et j'en faisais des tonnes pour les rassurer sur la pertinence de mes choix.

Sans la fermeture centralisée, probable que plusieurs auraient sauté en cours de route.

Et puis je fais la causette. Par exemple, pour le dernier trajet, nous avions une canadienne et un marocain, tous les 2 vachement sympas, mais moi forcément, j'avais plus envie de parler à la Canadienne (En dehors de ces -40° courants au mois de Janvier, le Canada m'attire beaucoup). Mais m'apercevant que je délaissais mon autre passager, et qu'un avis rageusement négatif est vite arrivé (les covoitureurs peuvent noter le conducteur. Si c'est pas une vacherie, ca.) je lui demandais : "Alors Vikram, pourquoi te rends tu à Barcelone" , et "Ah, et donc -Vikram-, c'est moins cher de partir de Barcelone" ? ou encore "Et pour le retour, Vikram, tu rentres direct sur Toulouse ?".

J'insistais lourdement sur son prénom Vikram, histoire qu'il sente bien que je me préoccupais également de mon passager non canadien, et qu'il comprenne que les questions s'adressaient enfin à lui.

(...)

Il ne s'appelait pas Vikram.

Je l'ai découvert le dimanche, quand en regardant la liste des passagers que j'allais embarquer, je me rendais compte que Vikram, c'était un passager du retour, pas de l'aller.

J'actualise ma page d'avis sur mon site de covoiturage toutes les 6 secondes depuis.

 

306 Rouge Porte Blanche

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 12:56

La navrante histoire qui va suivre est la suite de cette histoire-ci, non moins navrante.

Et oui, c'est cohérent d'écrire une suite 6 mois après avoir publié la 1ère partie. Vous avez pas lu Harry Potter, vous ?

 

 


Lorsque nous sommes arrivés aux Angles, je n'ai pas vu le panneau qui indiquait l'endroit où nous devions séjourner. Mais il faut avouer que je suis notoirement distrait : je cherchais l'indication "au beau chalet en bois dans lequel M6 a tourné la moitié de ses films érotiques" quand j'aurais plutôt du chercher "Prison de Haute Sécurité - Réplique historique de la Bastille".

Ce que c'est d'être gentiment naïf, tout de même.

Après avoir traversé des couloirs aussi glauques qu'une plage du Nord pas de Calais en période de marée noire, nous arrivions à la chambre qui nous était reservée et dans laquelle nous comptions bien fêter dignement cette nuit de pré-réveillon.

Du moins, jusqu'à ce que nous constations non sans une amertume passagère que nos amis arrivés avant nous avaient décidé d'enterrer vivante la fête en entamant une partie de Cranium, le jeu qui déjà dénué d'intérêt, n'en a plus aucun dès lors que au moins un des participants en a joué au moins une partie. Ce qui était le cas de au moins 4 des joueurs, ce qui n'arrangeait rien par conséquent.

Sans parler du fait que alors que nous chuchotions pour jouer, un voisin de chambre tapa au mur pour demander à ce que nous fassions moins de bruit, y'en a qui essayent de dormir bordel de merde.

Il était 22h. Bordel de merde.

(...)

A 22h07, ma brune était précipitemment montée dans son lit (superposé au dessus du mien ...) pour éviter de voir mon regard mouillé et implorant, dans lequel toute petite amie ne feignant pas de dormir sous l'oreiller aurait pu lire "tu m'en voudrais si là, comme ca, j'allais jeter un coup d'oeil avec la voiture quelque part, mais loin d'ici ?".

Jamais clés de la voiture n'ont été aussi lourdes dans la paume d'une main.
Et les faux ronflements d'une brune sous un oreiller aussi bruyants, tiens.

A 22h09, tout feux éteints dans la chambre, je me retrouve donc dans un lit, les yeux ecarquillés, à réfléchir à quel moment j'ai raté le lancer de dés dans "l'aventure dont vous êtes le héros" et qui m'a amené à la fin alternative désastre.

... Sauf que en matière de fin alternative désastre, j'aime jouer les prolongations à la Seigneur des Anneaux, genre la fin interminable pour laquelle t'a envie de faire bouffer son film à Peter Jackson en lui disant "Pourquoi ! Pourquoi nous retenir 30 minutes de plus pour cette daube infame ?".

Les faux ronflements de la brune atteignent leur paroxysme.

Une toux. Une abominable envie de tousser me prend, cette fameuse toux qui s'est fait oublier toute la journée mais qui revient insidieusement comme une tape derrière le crane à coup de char Leclerc se manifester au moment où tu es dans une pièce remplie de dormeurs précoces.

Je me retrouve donc à essayer de "pas tousser mais c'est impossible donc je tousse le moins possible mais je m'etouffe bruyamment quand je tousse" (vous connaissez, non ?), et à sucer ces odieux bonbons à l'anis qui me calment, mais crééent une dépendance affligeante (j'en avale 1 toutes les 6 secondes), au point que je panique très vite en voyant le niveau de bonbons chuter au rythme des réserves de pétrole mondial, jusqu'à pénurie totale.

J'en retousse que de plus belle.

J'attrape mon Iphone. Une misérable barre de réseau me permet de capter 3 pages d'actu, avant que la batterie, peu coopérative, ne fasse capituler l'appareil, non sans que mon oeil éploré ne l'ait supplié de lutter au moins aussi vaillemment que la chèvre de monsieur Seguin.

Je suis seul, dans un petit lit d'une résidence moisie, affligé d'une toux infernale, et d'une envie de dormir proche du néant, un soir de 30 Décembre à 22h15.

Bordel de merde, quoi.

 

bonbons anis

Par Nicopoi - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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